LINDULGENE ENVERS LE LOUP SAPPELLE INJUSTICE ENVERS LE MOUTON
La petite histoire que je vais vous raconter (petite, petite, cest quand même la mienne) peut paraître invraisemblable et pourtant elle est vraie.
Tout avait bien commencé jétais secrétaire chez un avocat de ma petite ville tourangelle et avais grimpé les échelons jusquà devenir cadre.
Jétais donc une employée heureuse et équilibrée, ce qui explique que je nai jamais vraiment craqué par la suite.
Lavocat pour lequel je travaillais depuis 19 ans a pris sa retraite et je me souviens du premier jour où jai vu le repreneur, son sourire mielleux et hypocrite enrobant des tonnes de palabres
Ca commençait mal, mais bon
Je ne le sentais vraiment pas et ce qui sest passé ensuite ma malheureusement donné raison.
Cet avocat sest vite révélé dune incompétence notoire, ne connaissant rien à la profession et en plus dune désinvolture telle quil ne se présentait même pas aux audiences, ne respectait pas ses rendez-vous, à telle point que mon ancien employeur dut le lui faire remarquer à plusieurs reprises car nous étions encore dans son cabinet en attente de nouveaux locaux.
Il lui arrivait même de me téléphoner pour me dire quil avait peur de se rendre à une audience ; mais était-ce vrai et surtout je me posais déjà la question : est-il vraiment avocat ?
Il sest révélé dune telle mytomanie que cen était impressionnant ; on a tous connu des menteurs mais là ça méritait une palme.
La situation devint terrible après le décès de mon premier employeur et louverture dun deuxième cabinet; là il se lâcha complètement et je ne le vis encore moins souvent et si je continuais davoir la charge entière du cabinet durant la dernière année de mon activité cétait avec le stress dun irresponsable qui faisait tout pour mempêcher de bien travailler.
Pour que le cabinet tourne je recevais et tentais de calmer les clients, établissais certains chèques, rédigeais tous les actes écrits et les signais (quelle valeur peut avoir le jugement obtenu ?) etc.
Lors de son premier procès il savéra quil falsifiait entièrement des décisions de justice ; que sont-elles devenues ?
Par contre il téléphonait, téléphonait ; ça en devenait anormal et je dus même lui dire de cesser de le faire à mon domicile et ça ne lui plut pas du tout.
Les audiences nétaient pas assurées, sauf celles auxquelles je pouvais me rendre en trouvant des confrères, de moins en moins complaisants ; mais personne ne lui disait jamais rien, ou presque
Quel était son mystère ? Le saurais-je un jour ?
Sa désinvolture était telle que lors dun déménagement il fut retrouvé des dossiers le long de la Vienne coulant à coté du cabinet, les loyers nétaient pas toujours réglés, le téléphone fut même coupé, les impôts faisant des relances ainsi que lOrdre des avocats pour ses factures de gestion interne.
Tout ses confrères étaient donc au courant de son comportement et je me disais que le barreau mettrait de « lordre » et bien non.
Il fut seulement convoqué suite à des plaintes de clients et il y eut un contrôler comptable et je me dis « ouf enfin » ; et bien non : Malgré une comptabilité des plus douteuse, aucun compte arrêté ni ne de ce fait de déclaration de TVA rien ne changea..
Là encore « mystère »
Il me dit ensuite que quand il était convoqué par le bâtonnier ou autre il lui suffisait de pleurer et de les embobiner en sorte ; il faut dire quil avait une très mauvaise opinion de ses confrère et ne sen cachait pas, attribuant à plusieurs des anecdotes peu flatteuses quil ne se gênait pas de raconter aux clients.
Clients quil nhésitait pas à insulter, divulguant des confessions faites dans le « secret » de son bureau et une fois jai du minterposer entre lui et une cliente quil tentait de brutaliser car elle osait lui tenir tête.
Son attitude ma même emmenée à être séquestrée par un débiteur armé ; il na répondu à aucun de mes messages téléphoniques et le pire cest que lavocat de cet homme, que javais également prévenu par téléphone, na rien fait non plus .alors que jespérais quil prévienne la police, mais fallait pas que ça se sache sans doute.
Désolée, je ne trouve pas dautre mot que « dégueulasse » et beaucoup lont été dans mon affaire.
Il y eut également deux « très étranges et opportunes effractions » dont une, pendant que jétais en arrêt maladie) pour laquelle il nhésita pas à maccuser ; je déposais alors une plainte contre lui dont je nentendis jamais plus parler
Il pouvait donc tout dire et faire impunément.
Il avait tenté, dans un premier temps, de me faire confirmer ses dires ou daccréditer ses mensonges et comme je my refusais là je devins gênante et il fit tout pour me destabiliser et se mit à me dénigrer.
Jen fus avertie par des confrères, des greffiers, notaire, clients.
Avec un huissier ils se cachèrent même pour me prendre en défaut et dépité de navoir rien à me reprocher il tenta sans succès, toujours à laide de cet huissier (qui était un ancien camarade que je connaissais depuis des années) de me faire signer une lettre de démission.
Il était quand même très soutenu ou dois-je dire couvert ?
Le soir il venait et prenait les dossiers sur lesquels je travaillais (jen étais arrivée à les cacher), une fois y glissant des photos pornographiques.
Pour la petite anecdote, après mon départ, ma remplaçante trouva un matin les murs du cabinet entièrement barbouillés de peinture rouge.
Il marriva même de travailler sans électricité ni chauffage et ce fut le bâtonnier lui-même qui me dit de rentrer chez moi car cétait en OCTOBRE.
Quelque temps après, affaiblie tant physiquement que moralement, je fus en arrêt maladie et à mon retour (après encore bien des péripéties) il refusa que je reprenne le travail.
Ma démarche auprès du bâtonnier me fit leffet dun coup de massue :
- il exigerait seulement un vrai licenciement,
- pour mes salaires je devais faire une procédure,
- il nautorisait pas que je prenne un avocat de mon département.
Je fus donc seule, ou presque, à me défendre et obtins malgré tout des indemnités qui ne me furent jamais versées car, malgré toutes mes démarches, je nobtins jamais ladresse de cet individu.
Après 21 ans dexercice mon parachute doré fut lANPE.
Quelques mois plus tard il fut radié (je croyais quon ne radiait que de vrais avocats) et jugé pour escroqueries.
Je narrivais toujours à rien, mes lettres restaient sans suite et le liquidateur me dit ouvertement quil ne me verserait pas un centime car il y avait trop de clients à indemniser.
Belle justice !!!
Aujourdhui il est à nouveau condamné pour escroqueries, fausse carte didentité et utilisation du titre davocat. Un article, paru sur le net, précise que son histoire ressemble à celle de Jean-Claude Romand (le faux médecin de lOMS) ; il est vrai que quand jai vu le film cest-ce que jai immédiatement ressenti.
Mais, au moins, cet imposteur là navait été couvert par personne
Dans mon cas qui est le véritable responsable ? : ce triste individu ou le barreau qui a laissé faire ?
Pour moi la défaillance de ce barreau est indéniable ; il a commis une faute en inscrivant un pseudo avocat sans aucune vérification (bizarre) et ce dautant plus quil quittait un barreau avec déjà de nombreuses plaintes et procédure contre lui.